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Photographe de guerre belge à la Semaine de mode biélorusse 12 octobre, 2010

Classé dans : Evénements,Mode,Photos — julienovik @ 16:57

La Semaine de mode biélorusse qui s’est tenue presque simultanément avec les défilés à Paris, est un évenement, même si l’organisation laisse à désirer.

BFW Himdiat

Voilà une petite interview avec le célèbre photographe de guerre de Bruxelles, Bruno Stevens (bruno.photoshelter.com) qui prépare un reportage photo de la Belarusian Fashion Week (site www.bfw.by):

bruno.jpg

-Quelle collection d’aujourd’hui (7 octobre) vous a plu le mieux ?

-Je ne sais pas, je regarde plus l’attitude. Si je regarde les vêtements, je peux plus faire des photos. La dernière, je trouvais trop clinquante.

-C’est la première fois que vous êtes ici ?

-Au Bélarus, oui. Au fait, je suis pas du tout photographe de mode. Je suis photographe de guerre, normalement. J’ai fait toutes les guerres depuis dix-douze ans : Afganistan, Tchétchénie, Irak, Liban, Gaza… Tous les magazines du monde : Paris Match, New York Times… Alors c’est ma première expérience dans la mode, je fais ça comme reportage pour Madame Figaro. Ce sera l’article plus général sur la mode au Bélarus, je crois. On a des photos de la Semaine de la mode, mais on est allé aussi à l’Ecole nationale de beauté, voir Sasha Varlamov, plein de choses.

-Cela vous plaît, Minsk ?

-Oui ! J’aime bien. Je suis supris, je trouve qu’il y a de l’ambiance. Moi je m’attendais à trouver une ville grise. Il y avait une raison : ma soeur a étudié la slavistique là, il y a vingt ans, et elle m’a dit que Minsk était la ville la plus sinistre de sa vie. Et en fait, pas du tout ! C’est très léger comme atmosphère. Il y a pas trop de monde dans la rue, les gens sont sympas. Quand je photographie, ça ne gêne personne. C’est étonnant. Il y a vraiment une espèce de légèreté à quelle je ne m’attendais pas. Je trouve que les gens sont très agréables. J’ai rencontré plein de monde. C’est chouette. Et je les reconnais. Là par exemple, il y a une Véra qui est la directrice du Centre de la mode. Je vois les mêmes gens tous les jours. C’est sympa. En plus, c’est très beau, il y a du soleil.

 

(more…)

 

 
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Exposition photo franco-biélorusse Parallèles: annotation 26 août, 2010

Dans le cadre du projet photo franco-biélorusse « Parallèles » trois photographes – Thierry Clech, Olga Loiko et Viktor Baykovsky – invitent à découvrir leur vision particulière de la Ville et du moment urbain. Ils développent la théorie du “moment décisif” et soulèvent le rideau du monde fragile et peu perceptible plein d’ombres, reflets, silhouettes floues. Ils esquissent ainsi la place de l’homme et de ses émotions dans l’espace urbain.   

Son travail intitulé «Sans Défense» est consacré au quartier d’affaires de Paris. Le nom parle de lui-même. Emprisonnés par les immeubles en verre, les bureaux gris et le langage conventionnel, les gens cherchent inconsciemment à aller au-delà des limites et de la géométrie imposées par l’architecture afin d’y construire leur propre monde, traduit ici dans des reflets, des lignes, des duplications d’images, des figures spontanées. Ainsi, ils deviennent  les personnages des photos de Thierry Clech, observateur rapide et imperceptible, qui met en relief la beauté et l’élégance de La Défense.

Ce n’est pas par hasard qu’une quinzaine des photos de cette série «Sans Défense» sont exposées pour la première fois au Bélarus, à la Bibliothèque Nationale – car son architecture correspond pleinement à celle de La Défense, comme un espace semblable et  parallèle.  

La connaissance virtuelle du photographe français et des participants biélorusses – Olga Loiko et Viktor Baykovsky – s’est réalisée par le biais des photos qui auraient quelques traits de la géométrie d’Euclide – les parallèles qui se croisent. Dans ce contexte il est surtout curieux de savoir l’impression de Thierry Clech à propos des styles biélorusses:

« Ce qui est beau dans les photographies d’Olga, c’est que l’humain y est sans cesse ramené à sa solitude (ses personnages sont souvent isolés et, même lorsqu’ils se retrouvent à plusieurs dans le cadre de l’image, ils paraissent perdus en eux-mêmes, dans leurs songes, leurs rêves ou leurs regrets). D’où une forte mélancolie. D’où, aussi, un sentiment de fragilité, de petitesse des humains, pris en contrepoint ou au pied de décors démesurés et écrasants au regard de leurs frêles silhouettes. Et c’est cette combinaison d’une perception mélancolique du monde et d’un souci graphique dans la composition des images qui donne aux photographies d’Olga leur singularité.

Il y a chez Viktor l’envie de saisir toute l’étrangeté visuelle du monde et d’expérimenter, parallèlement, les possibilités techniques du langage qu’il utilise (cadrages, superposition d’images, temps de pose, flous, etc.), en le forçant, le tordant, le pliant à sa volonté d’expression. En résultent des images surprenantes et mystérieuses, parfois inquiétantes, une vision qui oscille entre réalisme, abstraction et onirisme. Si bien qu’à regarder ses photographies, on est jamais très sûr de bien voir ce qu’on croit voir, ce qui nous permet de nous affranchir, pour un temps, de nos hiérarchies et paresses visuelles ordinaires».

 

 
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Exposition photo franco-biélorusse Parallèles: communiqué de presse

Bibliothèque Nationale de Biélorussie

Ambassade de France en Biélorussie

 

France et Biélorussie: « Parallèles » photographiques

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE      

 

La silhouette touche à l’émotion, le regard s’éloigne dans son reflet, pour briser les barrières et les clichés. Réunis par le sentiment de sentir la ville reflétée dans l’homme, ainsi que l’homme reflété dans la ville, le photographe français Thierry Clech et les photographes biélorusses Olga Loiko et Viktor Baykovsky créent de nouvelles parallèles virtuelles et photographiques.

En détruisant et “réanimant” la ville avec leur regard photographique, ils refusent les paysages lustrés et touristiques pour se trouver dans le noir et blanc, revoir l’ombre et la lumière, l’interconnexion et le chaos des détails, fermés dans un seul espace urbain. 

Mais la photographie n’est pas née isolée. Par des temps différents, dans des villes et pays divers, les photographes avec un style et une expérience différente, sont influencés par des émotions et des impressions similaires. Ainsi naissent des parallèles. D’abord virtuelles – entre l’architecture et l’homme, le matériel et l’âme, l’état et l’émotion. Ensuite photographiques – dans le cadre du projet photo franco-biélorusse “Parallèles “ – entre les villes et les cultures, ce qui est la base de l’exposition commune de trois auteurs.

L’ouverture de l’exposition photo “Parallèles” se tient dans la galerie “Panorama” à la Bibliothèque Nationale du Bélarus le 16 septembre 2010 à 17.00. Invités à l’ouverture: critique d’art Eugeni Shyneiko, écrivain Naoum Galpérovitch, duo d’acteurs “Cigale” (Nikita Sidorenko et Vladimir Galak). 

Présentateurs: Yuliya Novik et Vika Trenas.

L’exposition se tient avec le soutien du laboratoire photo FotoMAX (www.fotomax.by) et le studio de design Pix.by (www.pix.by).

Le but du projet est de réunir l’oeuvre du photographe français et des photographes biélorusses par une seule conception, d’accentuer l’unité des images de la ville et du citoyen, qui se rapproche et s’éloigne à la fois du mileu urbain.

Le citoyen se donne tout entier à la ville, il se fond avec elle et en devient partie intégrante, il remplit l’espace urbain avec ses émotions. Il laisse des empreintes non seulement comme créateur de paysages antropogènes et de constructions d’architecture, mais aussi comme un élément important de son contenu spirituel. 

Le photographe shoote ses histoires en suivant le rythme de la ville. Avec cela il aspire à les laisser passer à travers sa perçeption du monde, repenser, dépasser les limitations fixées par les formes géométriques de l’architecture urbaine. Il crée une composition de l’image en se basant sur les éléments déjà existants de l’infrastructure urbaine. Il modifie et transforme l’image et la silhouette de la ville pour en découvrir et montrer un autre côté, invisible pour la plupart des gens.

Le projet inscrit l’art photographique biélorusse dans le contexte européen et pourrait servir de base pour de nouveaux projets communs et contribuer aux rapports interculturels.

L’exposition est ouverte dans la galerie “Panorama” (Minsk, Bibliothèque Nationale, av.Nezavisimosti 116, 21ème étage) du 16 septembre au 6 octobre 2010.   

Auteur du projet Yuliya Novik

Manager du projet Vika Trenas

(Ensemble – groupe de promotion culturelle VU)

 

 

 

 
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Le monde fantasque d’un artiste biélorusse qui oeuvre en France 20 octobre, 2009

Classé dans : Amis,Art et Design — julienovik @ 11:24

rav3.jpgJe voudrais vous présenter une personne unique du point de vue style et potentiel artistique, mais aussi qualités personnelles comme énergie positive, sincérité, ouverture d’esprit, volonté d’aider et soutenir, modestie et simplicité. J’ai recueilli ici l’information sur lui trouvée sur internet.

 

Né en 1961, Alexei Ravski expose en France, Allemagne, Beglique, Pays-Bas, Etats-Unis, rav.jpgBélarus et en Russie où il est né. Ses travaux sont inclus dans les collections du Musée d’art contemporain au Bélarus. Depuis 1986 il participe aux expositions.

En 1990 il a terminé l’Académie d’arts de Bélarus, section de peinture. 

Depuis 1992 il est Membre de l’Union biélorusse de peintres. rav1.jpg

Avis professionnel en français sur ses travaux ici

« Alexei Ravski unit la peinture de paysage et l’art surréaliste dans ses compositions dramatiques, de large format. Minutieuses dans la technique, elles sont remarquables par l’usage admirable de la perspective qui invite le spectateur à entrer dans la fantaisie. Ses toiles tracent souvent des jardins réguliers peuplés d’ interprètes mystérieux qui planent dans l’air on dirait emportés par les sons de musique ».

Une galerie virtuelle de ses oeuvres

et aussi 

 Actuellement Alexei oeuvre à Honfleur, France, en collaboration avec la Galerie du Dauphin.

 … le monde de ses toiles est un monde perdu mais pas oublié, qui vient dans les rêves. 

rav2.jpgParfois un peu grotesque, mais qui invite toujours à revenir. Revenir dans les coins de paradis d’un jardin ombragé où il est naturel aux gens de planer dans l’espace de la lumière d’or. Où le temps s’est arrêté en absence de gravite, où les lois physiques ne s’appliquent pas, où les êtres et les objets sont libres pour s’exprimer. Et si les pommes sont plus lourdes que les corps humains, ce n’est pas étonnant. Car les gens sont guidés par la musique intérieure de l’amour – cet air divin qui remplit les âmes et  les soulève au-dessus de la terre. Cela se passe sans tension, sans nécessité significative et même non au titre de l’innocence – tout est beaucoup plus simple et non accessible. Dans le monde libre de souffrances, il est autant naturel de planer que de respirer. 

Irina Batakova

Ecrivaine, artiste

(Traduit en français par Julie Novik)

Site officiel de l’artiste: http://www.ravski.com/

 

 

 

 

 
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REvue d’été 1 septembre, 2009

Classé dans : Evénements — julienovik @ 8:43

Bonjour, chers visiteurs!

Je reviens après l’été qui se termine officiellement ce jour-là, le 1 septembre. Bonne rentrée!!

Une petite revue de ce qu’on avait fait cet été:

on considère l’été comme une saison « morte » pour les événements culturels, mais ce n’est pas tout à fait vrai.

les écrivains et les gens de littérature participent aux soirées en plein-air, voyagent à travers le pays (ou les pays) pour promouvoir leur créativité et trouver de nouvelles sources d’inspiration

il apparaît de nouveaux livres et mêmes de nouvelles communautés littéraires (par exemple, La littérature biélorusse contemporaine, ils ont été bien actifs cet été et organisé quelques rencontres avec de jeunes poétes et écrivains dans le bar Valéria,

on trouve des infos et des photos sur leur activité récente ici: http://asia-paplausk.livejournal.com/21501.html

on organise quelques sorties communes traditionnelles,

les 29-31 août on a vu se passer le festival international de performances Navinki 2009 avec les participants de Bélarus, de Pologne, de Suède, d’Espagne, d’Autriche, de Finlande: voilà leur programme en anglais

et, enfin, on voit naître des idées pour toute l’année à venir et les premiers projets de cette saison sont déjà en train de concevoir=))

 

 

 

 

 

 
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Crise financière et la culture 1 décembre, 2008

Classé dans : Réflexions — julienovik @ 17:26

Lors du travail et dans la vie quotidienne je me suis persuadée que le mot le plus souvent utilisé actuellement c’est la crise financière. Elle est la cause de tous les malheurs existants et fantasmés, il semble.  Donc j’ai eu l’idée d’établir un lien entre la culture et la crise.

On peut supposer que l’intérêt aux livres et la lecture reviendra vue le désir de réduire les dépenses personnelles. J’imagine la situation quand les familles entières se précipitent dans les bibliothéques. Mais en France il existe des prêts payants, comme je me rappelle? Au Bélarus on peut s’en passer.

D’autre côté l’angoisse totale ne conduit obligatoirement à lire des contes avec une fin heureuse.  Les gens licenciés ou occupés par les chutes à la bourse oublieraient à longtemps des distractions culturelles tels que le théâtre et la lecture par exemple.

Certes, la crise est une grave chose, qui détruit des belles pensées et de bonnes traditions (des cadeaux à tout le monde par exemple). Dans le prochain avenir, si tout se passe bien et le monde se débrouillera tout seul, sans l’aide extra-terrestre, on verra projeter des milliers de films tragiques sur les ménages et les solitaires qui n’ont pas su survivre la crise. Je prédis l’apparition de toute une génération littéraire: après la guerre, pardon, après la crise.

Soyons patients et sages.

 

 
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Vive la Vivante! 3 novembre, 2008

Classé dans : Critique livres — julienovik @ 11:47

J’ai lu! Vivante. Aksana Spryntchan. Ed. Belle-lettres, Minsk, 2008.
Un livre presque tout blanc au premier regard et un peu de nuit quand on entre..
Vivante… Un recueil de poèmes et d’expériences pour approuver la nécessite de la vie et l’inévitabilité de la mort. Les signes de ponctuation deviennent aussi vivants et même coupent le livre en petits extraits, à leur manière.

Le point par exemple: Autant de tristesse et de chagrin dans ce moindre signe de ponctuation (Колькі самоты і суму ў найменшым знаку прыпынку). Les poèmes vituels sont bien présents qu’on suit avec curiosité comme si on devine et résout. Il me semble que le début de ce livre est moins fort pour laisser aller plus loin (non, c’est inutile car la plupart des gens lisent les poèmes au hasard, du milieu ou de la fin même). En tous cas quand on lit plus on découvre plus. C’est l’atmosphère qui marque surtout. J’ai lu le livre en écoutant de la musique méditative mais tout de même… Le procès de la lecture captive même plus que le texte. Du folklore et des noms propres envoient dans une sémisphère concrète mais pas imposee. Tout est naturel dans ce livre, rien n’est superplus même le café qu’on trouve dans plusieurs vers. Le début est le plus contrastant au point de vue d’opposition vie-mort. La mort est un peu poétisée mais bien harmonisée avec la vie qui est toujours vainqueur bien qu’on ne dise pas cela. La cigogne, symbole du Belarus, apparait dans quelques poemes pour renforcer encore l’image de la Patrie. Non, c’est pas un livre purement patriotique, on donne plus: à travers les expériences avec le mot et la forme, la structure aussi l’auteur a reussi à attirer l’attention, à sensibiliser.Aksana Spyntchan et 100 crayons

Original? Bien sûr. Poesie? Oui. Vers libre? Avec succès. Hokkou? Pas toujours avec la découverte dans la dernière strophe mais sincère et souvent troublant. Je conseille de lire sûrement et encore d’aller voir un jour une des soirées où Aksana est interpretatrice ou présentatrice ce qui est d’ailleurs tres similaire. Parfois long mais toujours avec originalité, espoir, force vivace qui fait amuser et avoir confiance. Bonne soirée littéraire!

 

 
 

Amelie Lallement |
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