Bélarus blog culture et poésie

Bélarus culturel et créatif. Poésie et projets culturels

 

Projet multilangue sur la culture biélorusse a besoin de vous 18 juillet, 2013

Classé dans : Groupe de promotion culturelle VU/ВЮ,Traductions — julienovik @ 8:29

Il s’agit de la création du portail d’actualité culturelle biélorusse avec tout type de matériaux en plusieurs langues, ce projet participe au concours des projets sociaux – si vous êtes intéressé pourriez-vous nous supporter par vos votes? Le plus important c’est de savoir si on a l’auditoire ciblé important qui va visiter le site régulièrement…

Lien pour voter  - http://www.socialweekend.by/vote.html - veuillez trouver le numéro 15 (bouton Голосовать sous l’image avec les drapeaux multicolores pour voter). La procédure : après avoir cliqué Голосовать (voter) vous allez voir la page grisée un peu, scrollez en bas pour voir un pop-up avec les boutons désignant les réseaux sociaux – facebook et twitter pour vous,connectez-vous et cliquez pour poster le lien sur votre page.  Merci ! Un vote par personne, jusqu’au 21 juillet !

En attendant vous pouvez déjà consulter l’actualité culturelle biélorusse en français sur mon deuxième blog mis à jour régulièrement - http://interviewsculture.wordpress.com/

projet multilangue sur la culture biélorusse

 

 

Kupalinka 2 juin, 2009

Classé dans : Traductions — julienovik @ 15:57

Chanson biélorusse populaire

-Kupalinka, kupalinka, tu es la nuit sombre.

La nuit sombre, dis-moi donc, où est-elle, sa fille ?

-Le jardin abrite ta fille, elle arrose la fleur,

Elle arrose la fleur, une rose et se pique la chair.

-Elle arrache des fleurs, des fleurs, en fait des couronnes,

Elle fait des couronnes de fleurs, et ses larmes tombent.

 

Traduction Julie Novik

Народная беларуская песня

-Купалiнка, купалiнка, цёмная ночка,

Цёмная ночка, дзе ж твая дочка?

-Мая дочка ў садочку ружу, ружу поле,

Ружу, ружу поле, белы ручкi коле.

Кветачкi рве, кветачкi рве, у вяночкi звiвае,

У вяночкi звiвае, слезкi пралiвае.

 

 

Chansons biélorusses en français 13 janvier, 2009

Classé dans : Traductions — julienovik @ 10:02

Si vous avez remarqué, j’ai commencé à exposer des textes qui seraient présentés pendant la soirée « La France au coeur du Bélarus », le premier était la traduction du poème de Valyaryna.

Ensuite je vous offre ma traduction d’une chanson biélorusse populaire

« Рушнікі »

 

У суботу Янка ехаў ля ракі.

Пад вярбой Алёна мыла ручнікі.

-Пакажы Алёна броду земляку,

Дзе тут пераехаць на кані раку?

-Адчапіся, хлопец, едзь абы-куды,

Не муці мне толькі чыстае вады.

У маркоце Янка галавой панік,

Упусціла дзеўка беленькі ручнік.

-Янка, мой саколік, памажы хутчэй,

Ой, плыве-знікае ручнічок з вачэй!

-Любая Алёна, я ж вады баюсь,

Пацалуй спачатку, бо я утаплюсь.

Супыніўся гнеды пад вярбой густой,

Цалавала Янку Лена над ракой.

Стала ціха-ціха на ўсёй зямлі…

Па рацэ далёка ручнікі плылі.

 

« Serviettes »

 

Un samedi un Yanka allait prés du fleuve,

Sous le saule Alyona lavait des serviettes.

-Montre-moi, Alyona, où à gué passer,

Où peut-on le fleuve à cheval traverser ?

-Laisse-moi tranquille, pars, va où tu veux

Mais que cette eau pure ne soit pas troublée.

S’est enfuie de la fille une de ses serviettes.

Chagriné, jeune homme a baissé la tête.

-Yanka, mon cher homme, aide-moi au plus vite !

La serviette, elle flotte, de mes yeux se quitte.

-Chère Alyona, sais-tu, l’eau m’effraie, moi.

Tout d’abord embrasse-moi, sinon je me noie.

Le cheval bai s’arrête sous le saule épais.

Au-dessus du fleuve Yanka embrassé.

Le silence total a couvert la terre.

Dans le loin du fleuve les serviettes flottèrent.

© Traduction de Julie Novik, 2008

 

 

 

TOURBILLON DE MOUCHES poème biélorusse traduite en français 12 janvier, 2009

Classé dans : Traductions — julienovik @ 14:02

Валерыя Кустава (Валярына)

TOURBILLON DE MOUCHES*

Нябёсная гара. І мы па ёй імкнем…
Ты за руку мяне трымаеш моцна, дружа.
Хоць ты і сябар мне, ды мы з табой засьнем
не па-сяброўску, не, не па-сяброўску дужа —
спляценьнем стомных цел у паяднаньні душаў.

Дыханьне мітусіцца й голас твой дрыжыць —
ты страчваеш сябе, дзівосны парыжанін,
і… набываеш нас. О, як пякельна жыць!
О, як цудоўна жыць, свой скарыстаўшы шанец!..
І сьніць, і сьніць, і сьніць… як падае ружанец —

бы знак тваіх самот — з-пад рызы, з-пад крыжа,
якія б так табе да твару пасавалі,
калі б ты быў сьвятар…
Ды тут жыве душа.
Мы ў храме абразоў абраз не цалавалі –
адно да аднаго ў абдымкі цені ўпалі…

Французскі, як шантан, і стомлены, як шык,
і, як ніколі шчэ, развольны, раскаваны…
З грудзей тваіх узьнік шалёны жарсны р-р-рык —
самотны, як абсэнт, жаданы, як нірвана.
Ён сьцішыўся, калі прамовіў ты: “Кахана..”

* Назва верша Гіёма Апалінэра “Вір сэрцаў” (пераклад аўтарскі).

 

J’ai essayé de traduire ce poème en français:

 

On monte en coup de vent

Le mont de Montparnasse.

Tu me tiens par la main.

Tu es ami, hélas

On va dormir ensemble-

Non, point comme des amis-

Les corps entrelacés,

Les âmes en harmonie.

Haleine confuse et voix tremblant-

Et tu te perds, un Parisien charmant

Pour… nous gagner.

Oh, la chaleur de vie !

Oh le bonheur de vivre, si la chance saisie !

Et si on rêve, rêve, rêve..

Symbole de ton chagrin,

Ton chapelet tombé de dessous

De la chasuble, de la croix

Qui t’iraient à merveille

Si tu étais curé…

Mais là c’est l’âme qui vit.

Dans l’endroit sacré

Icônes ignorées-

Nos ombres noyées tombées étreintes.

Français comme une chanson

Et fatigué de chic

Et comme jamais avant

Profond et détendu…

Un rugissement parût

Venu de fonds de toi,

Voulu comme nirvana,

Au triste goût d’absinthe…

Il s’appaisa : tu prononças « Amour… »

© Traduction de Julie Novik, 2008

 

 

 

Traduction de Valyaryna Kustava 11 décembre, 2008

Classé dans : Traductions — julienovik @ 11:37

C’est un poème de Valyaryna Kustava, simple mais il y a du sens dedans… j’ai l’intention d’examiner ses oeuvres avec plus d’attention pour traduire en français, car elle traduit du français en biélorusse elle-même et pas mal!

Cela ne prétend pas être une vraie traduction mais le début….

Je vois Bélarus dans mes rêves—

Une maison de bruyère.

Je vois Bélarus dans mes rêves—

Je vais pas la chasser.

Je vois Bélarus dans mes rêves—

Chaque nuit,

Crois-moi mon frère.

Je vois Bélarus dans mes rêves—

Le coeur ne ment pas.

Je vois Bélarus dans mes rêves—

Ma mère viellit.

Je vois Bélarus dans mes rêves—

Je l’ai pas perdu.

Je vois Bélarus dans mes rêves—

La seule.

Je ne suis qu’une nouveau-né

Devant toi,

Ma terre.

 

 

 

L’étoile de Vénus

Classé dans : Traductions — julienovik @ 11:32

M.Bogdanovitsch

2 traductions de son célèbre poème en français

UNE ROMANCE

Quand luira cette étoile, un jour,

La plus belle et la plus lointaine,

Dites-lui qu’elle eut mon amour,

O derniers de la race humaine.

Sully Prudhomme

 

L’étoile de Vénus revit dans le ciel,

De doux souvenirs apporta avec elle.

Rappelle-toi, lorsque nous nous rencontrâmes

L’étoile de Vénus s’éleva.

 

Dès ce temps-là je fixai mon regard

Au ciel nocturne pour la retrouver.

Dès ce temps-là je sentis une flamme

D’un amour calme envers toi.

 

Mais il est temps et nous nous séparâmes.

C’est le destin qui l’aurait fait pour nous.

Je t’aimais bien, ma chérie, de mon âme.

Mais il est temps de partir.

 

Dans un pays lointain serai-je triste.

Mais c’est mon coeur qui gardera mon amour.

Je vais contempler chaque nuit cette étoile

Dans un pays lointain.

 

Jette un coup d’oeil une fois sur l ‘étoile.

Elle unira nos regards séparés.

Et que l’amour ressuscite pour une seconde

Jette ton regard sur elle.

 

Une autre variante de la traduction

UNE ROMANCE

Quand luira cette étoile, un jour,

La plus belle et la plus lointaine,

Dites-lui qu’elle eut mon amour,

O derniers de la race humaine.

Sully Prudhomme

 

L’étoile de Vénus s’éleva dans le ciel,

De beaux souvenirs ainsi elle porta.

A notre rencontre, tu te rappelles,

L’étoile de Vénus s’éleva.

 

Depuis ce moment je promène mon regard

Dans le ciel nocturne pour la retrouver.

L’amour qui m’enflamme, doux, à ton égard

Depuis ce moment se crée.

 

Pourtant nos adieux se prononcent à cette heure.

C’est au gré du destin qui demeure.

De tout mon amour je t’aimais, petit cœur

Mais nos adieux ont leur heure.

 

Dans un pays lointain je vais vivre l’ennui,

L’amour à l’abri de mon cœur se tient.

J’admirerai cette étoile toutes les nuits

Dans un pays lointain.

 

Jette un coup d’oeil sur l’étoile de ce monde :

Elle unira nos regards sous un voile.

Pour que l’amour ressuscite une seconde,

Jette un coup d’oeil sur l’étoile.

 

Traduit par Youliya Novik

 

 

Ma traduction du poème Départ de Léopold Sédar Senghor 30 octobre, 2008

Classé dans : Traductions — julienovik @ 10:29

Départ
Je suis parti
Par les chemins bordés de rosée
Où piaillait le soleil.
Je suis parti
Loin des jours croupissants
Et des carcans,
Vomissant des laideurs
A pleine gueule.
Je suis parti
Pour d’étranges voyages,
Léger et nu,
Sans bâton ni besace,
Sans but.
Je suis parti
Pour toujours
Sans pensée de retour.
Vendez tous mes troupeaux,
Mais pas les bergers avec.
Je suis parti
Vers des pays bleus,
Vers des pays larges,
Vers des pays de passion tourmentés de tornades,
Vers des pays gras et juteux.
Je suis parti pour toujours.
Sans pensée de retour.
Vendez tous mes bijoux.

 

***

Пайшоў я

Аднойчы ўранку,

І плакала сонца.

Пайшоў я

Ад дзён аднастайных далей

І ад повязяў прыкрых.

Мярзота—як гэта агідна!

Пайшоў я

Да дзіўных вандровак,

Цяжару не маючы ні абароны,

Без торбы, без посаха,

Нават без мэты.

Пайшоў назаўсёды,

Без думкі вярнуцца.

Прадайце мой статак,

Ды не з пастухамі.

Пайшоў я

У краіны, дзе светла,

Дзе многа прасторы

І многа кахання,

Ажно ураганы прыходзяць.

Краін самавітых, насычаных прагну.

Пайшоў назаўсёды,

Без думкі вярнуцца.

Усе мае скарбы прадайце.

 

 

 

 

 

Traduction du poème de Vika Trenas 27 octobre, 2008

Classé dans : Traductions — julienovik @ 17:53

Vika Trenas

 

Reviens,

La pluie chaude nous attend.

La glace a le goût de nos paroles.

Les gouttes glissent comme des folles

Sur des maisons, des toits—le vide.

Reviens,

La pluie chaude nous attend.

Comme un pays étrange quelque part.

Mon âme blessé est torturé dans le cafard.

Avant on a guéri sans un effort.

Reviens,

La pluie chaude nous attend.

Je veux que tu la tue,

Ma nue pensée.

Et toi errant et sans abri—

Vaut pas la peine

Dans des villes tristes européennes.

 

 
 

Amelie Lallement |
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