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Exposition photo franco-biélorusse Parallèles: textes complémentaires 26 août, 2010

« Critique de cinéma, journaliste indépendant, réalisateur, enseignant, Thierry Clech partage aujourd’hui son temps entre le cinéma – comme scénariste – et la photographie, qu’il pratique depuis une quinzaine d’années. Il mène un travail d’auteur, en noir et blanc, donnant lieu à des publications et expositions, en France et à l’étranger. Il pratique la photographie en promeneur, en bas de chez lui ou à l’autre bout du monde. L’étrangeté, le surréalisme, la mélancolie ou la drôlerie des situations faisant à chaque fois partie de ses voyages, à Istanbul, New York, Pékin ou Séville, mais aussi bien dans le quartier de La Défense ou encore en Bretagne, d’où il est originaire. La série « Sans Défense » est marquée par une mélancolie particulière et un réalisme contemporain.  Ses personnages sont solitaires et dispersés parmi les immeubles et les constructions, ils se hâtent pour suivre le rythme, ne pas perdre de temps,  mais ils ne sont jamais  vraiment à leur aise. « La Défense est un miroir de notre futur où tout, de plus en plus, sera censé communiquer (par portes vitrées, écrans, claviers interposés…), renvoyant paradoxalement chacun à sa solitude (c’est déjà un peu le cas aujourd’hui), désorienté, perdu dans la foule ou les espaces désertés, otage d’un décor et d’une société qui multiplient en autant de leurres ouvertures et reflets. (…) Aujourd’hui encore, lorsque j’y vais, je suis estomaqué par la beauté de ce lieu (je vais certainement faire hurler les gens qui y travaillent et pestent contre son inhumanité, sa froideur, le sentiment d’enfermement qu’ils peuvent y ressentir) ».

Les photos par Olga Loiko sont inséparables d’elle même, qui réagit sensiblement aux particularités du monde environnant et à la tension au fond de l’homme. Pensée précise, regard philosophique concentré, âme d’enfant-chercheur qui se réjouit du processus – elle est toujours en quête du nouveau. En exprimant ses impressions dans la narration, les itinéraires et les photos “saisies”, Olga souligne que l’essentiel pour le photographe c’est d’être honnête devant lui-même et le spectateur. Son credo est simple mais pas reconnu par tout le monde: “Il est impossible d’apprendre la photographie, on peut juste l’aimer”.

Viktor Baykosky ne se limite pas par un seul genre photographique. Il s’implique avec plaisir dans la recherche et  l’étude de tout ce qui se passe autour. Plus il accumule l’information et échange d’expérience avec d’autres chercheurs amoureux de photographie, plus s’élargissent ses exigences pour lui-même. Viktor se laisse entraîné non autant par le processus de photographier, mais par la photographie elle-même, son contenu et sa forme, la présentation du moment. Ses photos, comme la vie, sont métaphoriques et multiformes, multicouches, elles se découvrent petit à petit ou frappent par le réaisme et la droiture. Soit-ce du reportage et des mises en scène, des paysages urbains ou rustiques – Viktor met en question chaque photo pour la concrétiser ensuite et montrer son propre regard.

 

 

Exposition photo franco-biélorusse Parallèles: annotation

Dans le cadre du projet photo franco-biélorusse « Parallèles » trois photographes – Thierry Clech, Olga Loiko et Viktor Baykovsky – invitent à découvrir leur vision particulière de la Ville et du moment urbain. Ils développent la théorie du “moment décisif” et soulèvent le rideau du monde fragile et peu perceptible plein d’ombres, reflets, silhouettes floues. Ils esquissent ainsi la place de l’homme et de ses émotions dans l’espace urbain.   

Son travail intitulé «Sans Défense» est consacré au quartier d’affaires de Paris. Le nom parle de lui-même. Emprisonnés par les immeubles en verre, les bureaux gris et le langage conventionnel, les gens cherchent inconsciemment à aller au-delà des limites et de la géométrie imposées par l’architecture afin d’y construire leur propre monde, traduit ici dans des reflets, des lignes, des duplications d’images, des figures spontanées. Ainsi, ils deviennent  les personnages des photos de Thierry Clech, observateur rapide et imperceptible, qui met en relief la beauté et l’élégance de La Défense.

Ce n’est pas par hasard qu’une quinzaine des photos de cette série «Sans Défense» sont exposées pour la première fois au Bélarus, à la Bibliothèque Nationale – car son architecture correspond pleinement à celle de La Défense, comme un espace semblable et  parallèle.  

La connaissance virtuelle du photographe français et des participants biélorusses – Olga Loiko et Viktor Baykovsky – s’est réalisée par le biais des photos qui auraient quelques traits de la géométrie d’Euclide – les parallèles qui se croisent. Dans ce contexte il est surtout curieux de savoir l’impression de Thierry Clech à propos des styles biélorusses:

« Ce qui est beau dans les photographies d’Olga, c’est que l’humain y est sans cesse ramené à sa solitude (ses personnages sont souvent isolés et, même lorsqu’ils se retrouvent à plusieurs dans le cadre de l’image, ils paraissent perdus en eux-mêmes, dans leurs songes, leurs rêves ou leurs regrets). D’où une forte mélancolie. D’où, aussi, un sentiment de fragilité, de petitesse des humains, pris en contrepoint ou au pied de décors démesurés et écrasants au regard de leurs frêles silhouettes. Et c’est cette combinaison d’une perception mélancolique du monde et d’un souci graphique dans la composition des images qui donne aux photographies d’Olga leur singularité.

Il y a chez Viktor l’envie de saisir toute l’étrangeté visuelle du monde et d’expérimenter, parallèlement, les possibilités techniques du langage qu’il utilise (cadrages, superposition d’images, temps de pose, flous, etc.), en le forçant, le tordant, le pliant à sa volonté d’expression. En résultent des images surprenantes et mystérieuses, parfois inquiétantes, une vision qui oscille entre réalisme, abstraction et onirisme. Si bien qu’à regarder ses photographies, on est jamais très sûr de bien voir ce qu’on croit voir, ce qui nous permet de nous affranchir, pour un temps, de nos hiérarchies et paresses visuelles ordinaires».

 

 

Exposition photo franco-biélorusse Parallèles: participants

Informations

 

Thierry Clech est né en 1965 en Bretagne, France. Auteur des livres de photos « Déjà vu » (textes de Philippe Jaenada), « Imprimer le monde » (avec Bernard Chambaz), “Istanbul” (préface de Louis-Stéphane Ulysse). Il a commencé son chemin créatif comme journaliste, notamment critique de cinéma pour les « Cahiers du cinema », et a travaillé comme scénariste et professeur. Actuellement, il habite Paris, participe activement à des projets photo, expositions, et multiplie les voyages photographiques  (Maroc, Espagne, Italie, Etats-Unis, Sénégal, Mexique, Portugal, Turquie, Bali, Hong Kong, Pékin, Belgique, Inde…).

 

Olga Loiko est née en 1978. Depuis 1997 elle travaille dans le journalisme et l’édition scientifique. Il y a trois ans elle s’est passionnée pour la photographie. Participante aux expositions photographiques collectives, gagnante des concours républicains photo. En 2010 – exposition personnelle au Club populaire photo “Minsk”, participante au projet-média “Q.E.D”.

 

Viktor Baykovski est né en 1967. Il a commencé à photographier en enfance mais la compréhension et l’attitude sérieuse sont venues beaucoup plus tard. Habite et travaille à Brest. Programmeur selon la spécialisation. Participant aux expositions photographiques collectives, gagnant des concours républicains photo.

 

 

Exposition photo franco-biélorusse Parallèles: communiqué de presse

Bibliothèque Nationale de Biélorussie

Ambassade de France en Biélorussie

 

France et Biélorussie: « Parallèles » photographiques

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE      

 

La silhouette touche à l’émotion, le regard s’éloigne dans son reflet, pour briser les barrières et les clichés. Réunis par le sentiment de sentir la ville reflétée dans l’homme, ainsi que l’homme reflété dans la ville, le photographe français Thierry Clech et les photographes biélorusses Olga Loiko et Viktor Baykovsky créent de nouvelles parallèles virtuelles et photographiques.

En détruisant et “réanimant” la ville avec leur regard photographique, ils refusent les paysages lustrés et touristiques pour se trouver dans le noir et blanc, revoir l’ombre et la lumière, l’interconnexion et le chaos des détails, fermés dans un seul espace urbain. 

Mais la photographie n’est pas née isolée. Par des temps différents, dans des villes et pays divers, les photographes avec un style et une expérience différente, sont influencés par des émotions et des impressions similaires. Ainsi naissent des parallèles. D’abord virtuelles – entre l’architecture et l’homme, le matériel et l’âme, l’état et l’émotion. Ensuite photographiques – dans le cadre du projet photo franco-biélorusse “Parallèles “ – entre les villes et les cultures, ce qui est la base de l’exposition commune de trois auteurs.

L’ouverture de l’exposition photo “Parallèles” se tient dans la galerie “Panorama” à la Bibliothèque Nationale du Bélarus le 16 septembre 2010 à 17.00. Invités à l’ouverture: critique d’art Eugeni Shyneiko, écrivain Naoum Galpérovitch, duo d’acteurs “Cigale” (Nikita Sidorenko et Vladimir Galak). 

Présentateurs: Yuliya Novik et Vika Trenas.

L’exposition se tient avec le soutien du laboratoire photo FotoMAX (www.fotomax.by) et le studio de design Pix.by (www.pix.by).

Le but du projet est de réunir l’oeuvre du photographe français et des photographes biélorusses par une seule conception, d’accentuer l’unité des images de la ville et du citoyen, qui se rapproche et s’éloigne à la fois du mileu urbain.

Le citoyen se donne tout entier à la ville, il se fond avec elle et en devient partie intégrante, il remplit l’espace urbain avec ses émotions. Il laisse des empreintes non seulement comme créateur de paysages antropogènes et de constructions d’architecture, mais aussi comme un élément important de son contenu spirituel. 

Le photographe shoote ses histoires en suivant le rythme de la ville. Avec cela il aspire à les laisser passer à travers sa perçeption du monde, repenser, dépasser les limitations fixées par les formes géométriques de l’architecture urbaine. Il crée une composition de l’image en se basant sur les éléments déjà existants de l’infrastructure urbaine. Il modifie et transforme l’image et la silhouette de la ville pour en découvrir et montrer un autre côté, invisible pour la plupart des gens.

Le projet inscrit l’art photographique biélorusse dans le contexte européen et pourrait servir de base pour de nouveaux projets communs et contribuer aux rapports interculturels.

L’exposition est ouverte dans la galerie “Panorama” (Minsk, Bibliothèque Nationale, av.Nezavisimosti 116, 21ème étage) du 16 septembre au 6 octobre 2010.   

Auteur du projet Yuliya Novik

Manager du projet Vika Trenas

(Ensemble – groupe de promotion culturelle VU)

 

 

 

 

Rentrée photographique

Bonjour à tout le monde!

Après un moment d’absence j’esquisse ici notre nouveau projet culturel franco-biélorusse.

La fois passée, c’était la soirée poétique et musicale La France au coeur du Bélarus

Compte rendu après l’événement : La France au coeur du Bélarus photos

Maintenant je tente à vous présenter l’exposition photo commune « Parallèles » du photographe français Thierry Clech et des photographes biélorusses Olga Loiko et Viktor Baykovsky.

Elle ouvre le 16 septembre à 17.00 à la Bibliothèque Nationale du Bélarus, Minsk, avenue Nezavisimosti 116, 21ème étage, galerie Panorama, et se tient du 16 septembre au 6 octobre 2010.

Dans les articles suivants – communiqué de presse et annotation.

 

 

 
 

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