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Impressions sur un stage en France 31 octobre, 2008

Classé dans : Amis — julienovik @ 17:42

A la recherche de la France perdue

Elle est charmante à désespérer. Inoubliable comme Enfance. Elle, la France…

Et même quand on se quitte, on porte sa France toujours avec soi. Et çe soir, le goût de la confiture made in France me rappelle immédiatement ( je vous salue, Monsieur Marcel Proust ! ) mon petit déjeuner à la française dans la cantine du lycée de Saint-Saulge – un village au coeur de la Bourgogne. Le temps a beau s’envoler : grâce à la mémoire la France est retrouvée !

Un stage linguistique de quinze jours ( tout court, quand même ! ) est bien réussi comme un rendez-vous avec la France si ardemment désiré. Et la France éparpille son charisme : des paisibles collines bourguignonnes et des paysages pastorals, des pique-niques en bas d’un château, un Paris blanc et majestieux, un Chambord romanesque, la fête du 14 Juillet en compagnie des Français, des carnavals ruraux et même les cours de grammaire théorique dans la mansarde d’un ancien cloître…

Nous étions nombreux sous le ciel français, nous, étudiants et enseignants, nous, les Biélorusses qui se manifestent accros à ce pays étranger, un peu natal déjà. Aussi nombreux semblent nos voyages intérieurs qu’on accomplit par la mémoire chaque fois quand notre France nous manque. Des voyages si spontanés, si riches et si libres dont les noms sont « impressions » et « souvenirs ».

Le souvenir est une sorte de rencontre, dit le poète.

Donc, la France, rebonjour !

JJJ

La France est un bouquet : bouquet de provinces, bouquet de paysages, bouquet de ciels et de mers, de fleuves et de… Halte-là! Il me semble quelqu’un avait déjà écrit ça… Hum… Recommençons de plus belle! Deuxième prise, s’il vous plaît.

***

On dit non sans raison « jamais deux sans trois ». Tel est mon cas, une histoire de mon triple pèlerinage « hexagonal ». Alors j’étais déjà trois fois en France. Une fois à l’âge de quatorze ans: j’étais une badaude charmée et bouche bée, une fois à seize ans – une bavarde retrouvant sa parole, une fois cet été – une experte en vagabondage munie d’une conscience claire et son bagage philologique.

Alors l’été est passé, les impressions sont devenues effacées, vive la routine! Dis bonjour à l’école, dis bonjour à ta pratique pédagogique, aux enfants et à leurs mises en question perpétuelles: « Bah! Mademoiselle Catherine à quoi bon aller en France ??? » On ne sait jamais qui est l’interlocuteur le plus compliqué un étranger ou un enfant…

A quoi bon, en effet ?

Pour y contempler une belle frénésie des paysages ? – Il y en a. Engager un dialogue culturel ? – Pour sûr. Hanter des beaux esprits ? – Il y en avait en abondance : M. Serini – critique avisé, M. Grosse – amant des Muses, Mme Rabany – une conteuse innée, M. Tristani – un puits de science. Chaque assistance au cours – une initiation sacrée pour nous, les adeptes de la France.

Mais ce qui était le plus important – c’était la possibilité de nous lier dans la communication la plus proche, spontanée et naturelle avec chaque homme de la rue. Un état palpitant quand tu es ouvert pour le monde et le monde te remplir jusqu’au bord en faisant rayonner de tes yeux toute cette francité acquise.

Pour finir je voudrais bien remercier tout le monde grâce à qui ce rêve, ce pèlerinage sacré s’est réalisé cet été, remercier ceux dont grâce aux efforts ce séjour était nourrissant non seulement pour nos esprits, mais aussi pour nos estomacs ( M. Daniel et l’équipe, c’est la pierre dans votre jardin!).photo de Catherine

Alors, ces pérégrinations vertigineuses Minsk – St Saulge – Cosne-sur-Loire – Nevers – Paris – Minsk tiennent la dernière place par leur ordre successif et non par leur portée sur moi et surtout j’espère que cette dernière fois ne sera pas MA dernière fois, ma foi! Et j’aspire mon esprit curieux à de nouvelles pérégrinations. A la une, à la deux, à la trois!

CATHERINE SIDORENKO

JJJ

Il n’y a que deux cas où j’éprouve ce sentiment de consolation, de convalescence, de retour chez moi : premièrement, quand je reviens chez moi après un long voyage, deuxièmement, quand je reviens… en France, même si j’y arrive pour la première fois !

Les yeux perpetuellement grands ouverts, chroniquement éblouie, je refuse des idées reçues — je survis la Fr ance moi-même. Pas à pas, on s’accoutume à ce tas de jamais vus qui submergent. On dirait le fantasme si heureusement matérialisé. De toute façon, on ne me restera que des choses immatérielles : quelques voix un peu étouffées, quelques images demi-effacées, quelques scènes vagues et vaporeuses de ma petite vie d’ailleurs.

… Qui est ce monsieur qui nous invite à une randonnée de huit kilomètres ? En pleine forêt, il nous déclare soudain qu’il ne connaît pas le chemin de retour. Il fait le malin, sans doute, il veut que nous trouvions nous-mêmes la route, et nous réussissons avec brio. Il est notre animateur, Franck Garberoglio. Il est professeur de physique. Il est bouddhiste. Il est bien aimable…

… Qui est cette dame (dont la prononciation me paraît d’abord légèrement anglaise) qui nous raconte l’histoire d’un château d’Anay-le-Vieil, ce petit Carcassonne ? En sa robe de lin et avec de telles manières, elle est une vraie aristo. Elle est comptesse. Elle est dans son domaine. Et son nom… o-la-la, je l’ai déjà oublié. Déjà…

… Et monsieur Jean-Claude Grosse, un metteur en scène très enthousiaste, qui recueille parmi nous du « folklore » biélorusse et nous oblige, en plus, à faire du théâtre toute la journée…

Et nos chauffeurs polonais… Grâce à leur omniprésence, ma tête bouillit d’une coexistence parfaite du polonais, du biélorusse et du français…

Et un saxophoniste super-sympa avec ses blues super-tendres près d’une fontaine pendant nos balades au banlieu de Paris, à Clamard…

Et cette tradition de coller deux bisous à deux joues, quand on nous fait ses adieux, et l’interprétation comme ça : « C’est pour qu’on ne reste jamais seul, mais toujours en couple… » Ca, c’est rassurant.

Et des bonsoirs quotidiens, joviaux et mélodieux, dont je ne me déshabitue qu’avec peine…

Et les volets qui grincent sous le vent…

La France m’a attendue tous ces quinze ans, dès le moment où j’ai prononcé mon premier mot en français, ma langue… fraternelle.

Et c’est de la nostalgie que nous sentons à l’unisson…


EUGENIE JAKOUBOVITCH

 

 
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Humeur et miroir

Classé dans : Réflexions — julienovik @ 16:47

Un homme d’humeur et une femme-miroir… Impossible de prédire l’évolution. Jamais voulu mais attendu.

Une dépendance absolue pour un temps limité. Changement aux mille facettes. 

 

 
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Amour et mort une fois de plus

Classé dans : Théâtre — julienovik @ 9:51

Les décorations inédites de raies élastiques… une énergie positive de jeunesse malgré la suite de problèmes tout réels..

On trouve tout ça dans le spectacle musical « Roman et Julia » sur la scène du Théâtre républicain de dramaturgie biélorusse.

Hier j’ai eu le plaisir d’assister à ce miracle. C’est un lieu unique avec une atmosphère très intime et magique, avec une troupe de jeunes acteurs de talent. Non, je ne chante pas l’éloge, je suis simplement fascinée et émerveillée et suis pas seul à l’éprouver.

Quant au spectacle, tous les détails sur le site http://rtbd.of.by (Дзіяна Балыка « Раман + Юлія »).

Un peu de fiel dans le  miel: la fin est heureuse mais pas bien développée, trop brusque (faute de scénario). Cependant cela aurait l’effet positif: on quitte la salle avec une légèreté et en souriant.

Ici vient un peu de traduction:

Музыка… Каханне… Смерць…

Як часта дарослыя недааценьваюць першае трапяткое пачуццё сваіх пасталелых дзяцей і паблажліва называюць яго «юнацкай закаханасцю». Сучасныя Рамэа і Джульета зноў і зноў абвяргаюць гэты стэрэатып.

Што гэта – каханне? Ці мімалётнае захапленне? Пераканаць свет у сіле і чысціні сваіх пачуццяў ты зможаш, толькі калі пройдзеш усе перашкоды і выпрабаванні…

Musique… Amour…Mort

Les adultes sous-estiment souvent le premier sentiment fragile de leurs enfants grandis et l’appellent avec indulgence « un amour de jeunes ». Les Roméo et Juliette contemporaines démentent ce stéréotype une fois de plus.

Qu’est-ce que c’est? Un amour? Une passion momentanée? On ne peut convaincre tout le monde que ce sentiment est fort et pur qu’après avoir surmonté tous les obstacles et épreuves…

 

 

 

 

 

 
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Celle qui vous aimera… 30 octobre, 2008

Classé dans : Poésie — julienovik @ 10:33

***

Celle qui vous aimera sera heureuse.

Des fossés de larmes qu’elle se creuse

Abriteront ses tout premiers regrets

Pour en faire des fleurs de joie après.

Celle que vous aimerez sera tranquille.

Votre amour pour elle sera une île

Où cacher ses ailes abîmées.

Mais elle ne vous le dira jamais.

Celle que vous aimerez saura un jour

Détruire des mots et des figures

Qui vous accompagnent en balbutiant.

Elle saura reprendre son beau temps.

Là où ces deux filles se croiseront,

On fera dresser un beau salon,

Exposer de très magiques peintures,

Enlever des chaînes et des ceintures

Et offrir la liberté à votre âme.

Elle aussi d’ailleurs est une dame…

 

 
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Ma traduction du poème Départ de Léopold Sédar Senghor

Classé dans : Traductions — julienovik @ 10:29

Départ
Je suis parti
Par les chemins bordés de rosée
Où piaillait le soleil.
Je suis parti
Loin des jours croupissants
Et des carcans,
Vomissant des laideurs
A pleine gueule.
Je suis parti
Pour d’étranges voyages,
Léger et nu,
Sans bâton ni besace,
Sans but.
Je suis parti
Pour toujours
Sans pensée de retour.
Vendez tous mes troupeaux,
Mais pas les bergers avec.
Je suis parti
Vers des pays bleus,
Vers des pays larges,
Vers des pays de passion tourmentés de tornades,
Vers des pays gras et juteux.
Je suis parti pour toujours.
Sans pensée de retour.
Vendez tous mes bijoux.

 

***

Пайшоў я

Аднойчы ўранку,

І плакала сонца.

Пайшоў я

Ад дзён аднастайных далей

І ад повязяў прыкрых.

Мярзота—як гэта агідна!

Пайшоў я

Да дзіўных вандровак,

Цяжару не маючы ні абароны,

Без торбы, без посаха,

Нават без мэты.

Пайшоў назаўсёды,

Без думкі вярнуцца.

Прадайце мой статак,

Ды не з пастухамі.

Пайшоў я

У краіны, дзе светла,

Дзе многа прасторы

І многа кахання,

Ажно ураганы прыходзяць.

Краін самавітых, насычаных прагну.

Пайшоў назаўсёды,

Без думкі вярнуцца.

Усе мае скарбы прадайце.

 

 

 

 

 
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voyage extraordinaire 28 octobre, 2008

Classé dans : Réflexions — julienovik @ 18:17

         Je met ici encore un texte bizarre plein de mots étranges que je rédige chaque année en participant mais jamais gagnant le concours français de 10 mots…

 

  Jamais vécu, jamais pensé…

Là on comprend que le Vrai existe. Lancé dans l’éternité, on se réjouit du fait qu’on peut vivre là où rien n’est soumis au rythme fou de notre époque, rythme imposé.

Le coeur apprend à se battre autrement.

Ce n’est pas le froid qui fige, mais la sérénité qui fait obéir. La complexité des paysages monotones relève des variations internes.

On est blessé par la neige, par la glace dont le miroir n’accepte point de mensonge.

L’âme serait aveuglément blanc, réflété dans la plénitude des cristaux.

Les monts de neige s’étendent dans leur pouvoir énorme à ondelettes, à vagues, à tourbillons arrêtés pour toujours par une force magique.

Le soleil c’est une sorte d’icône et on fait des prières à son rayonnement pour ne pas laisser pénétrer la solitude glacée au fond de son coeur.

Les problèmes n’existent plus, les pensées sont fraîches et claires.

 C’est affreux d’être soi-même mais c’est un bonneur étonnant de pouvoir trouver le Sens dans ce monde infini de glace, de neige, de gèle.

Pôle Nord…

Un rêve.minsk en neige

 

 
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certains journaux et magazines

Classé dans : Presse — julienovik @ 18:11

J’ai vu publier mes oeuvres dans plusieurs périodiques, au début surtout régionales.

Je fais voir ici quelques-unes :

page humourle magazine humoristiques où j’ai eu une rubrique à part pour éditer des proverbes connus d’une manière insoite et amusante

« Vozhyk » (en français Hérisson)

et le magazine d’Etat de jeunesse dont le rédacteur en poésie est depuis quelque temps Vika Trenas que je vousrevue littéraire pour la jeunesse avez déjà présentée

 

 

 
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traduction

Classé dans : Amis — julienovik @ 17:57

Je voudrais vous présenter les traductions de ma chère amie Eugénie Yakoubovitch qui s’est pleinement consacrée à la littérature française et qui n’oublie jamais la sienne.

présentation de mon livre à la faculté des lettres, université d'Etat, moi et Eugénie

L’ETRANGER  Charles Baudelaire

– Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis ? ton pere, ta mere, ta soeur ou ton frere ?

– Je n’ai ni pere, ni mere, ni soeur, ni frere.

– Tes amis ?

– Vous vous servez la d’une parole dont le sens m’est reste jusqu’a ce jour inconnu.

– Ta patrie ?

– J’ignore sous quelle latitude elle est situee.

– La beaute ?

– Je l’aimerais volontiers, deesse et immortelle.

– L’or ?

– Je le hais comme vous haissez Dieu.

– Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire etranger ?

– J’aime les nuages… les nuages qui passent… la-bas… les merveilleux nuages !

ЧУЖАНІЦА

— Каго ты любіш больш за ўсіх, скажы, загадкавы чалавек! Бацьку свайго, маці, сястру ці брата?

– Не маю я ні бацькі, ні маці, ні брата, ні сястры.

– Тады сяброў?

– Вы ўжываеце слова, не знаёмае мне дагэтуль.

– Сваю радзіму?

– Не ведаю нават, у якіх шыротах пралягае яна.

– Хараство?

– Я хацеў бы палюбіць неўміручае гэтае боства.

– Золата?

– Я ненавіджу яго гэтаксама, як вы ненавідзіце Бога.

– Дык што ж ты любіш, дзівак-чужаніца?

– Люблю аблокі… тыя, што плывуць… там, уверсе… чароўныя тыя аблокі…

 

 
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Un peu de séries tv

Classé dans : Films — julienovik @ 14:45

Californication David Duchovny

presentation21.jpg Série tv qu’on regarde tous ensemble le soir. Une histoire infinie d’un écrivain qui se ressemble un peu pour moi au héros de Beigbeder mais est bcp plus calme et altruiste. 

Je ne me suis pas encore fait des idées précises sur cette série mais qu’elle semble bien attirante c’est sûr et certain.

 

 

 
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En train de lire

Classé dans : Critique livres — julienovik @ 14:36

Frédéric Beigbeder L’Egoїste romantique et Michel Houellebecq La possibilité d’une île sont des livres et des auteurs qui  deviendraient mes victimes  à  analyser.

L’Egoiste c’est un livre dont je me délecte bien longtemps. A dire que le premier livre lu mais en russe 99 francs m’a dégoûté complètement. Pourtant quelque temps après surtout ayant vu le film du même nom j’ai changé d’avis. Le suivant était Au secours pardon, version intégrale. Que de bons souvenirs. Surtout les réflexions et le language.

 

 

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